Janvier 2019

Bonjour St-Marc, ça fait maintenant un an que j’ai commencé à écrire cette chronique afin de vous informer de sujets divers, par rapport aux abeilles, à la Miellerie, à l’agriculture et autres sujets connexes. J’ai beaucoup de plaisir à écrire ces lignes chaque mois et j’espère que vous en avez aussi à les lire.

N’hésitez pas à commenter par courriel, téléphone, en personne ou par fax(c’est une joke, ça fait longtemps qu’on a plus ça un fax, je pense qu’il en reste juste au gouvernement). J’apprécie quand vous le faites, positivement ou négativement. Je trouve souvent que nous avons peur du débat. Je suis persuadé que certaines des lignes que j’ai écrites en ont choqué certains. La tension refoulée du consensus social public mène à mon avis à ce déversement d’opinions drastiques et en manque flagrant de nuances. Si nous acceptions un peu plus de débattre de nos opinions en personne, lorsque nous considérons la personne qui est devant nous, peut-être commencerions-nous à le faire de façon plus respectueuse et constructive sur les médias sociaux. La majorité des gens osent déverser sur les médias sociaux des insanités à des centaines de personnes, voire des milliers. Pourtant, en personne, bien qu’ils aient la même opinion, ils le feront de manière beaucoup plus posée et il y aura même place au débat. Tout ça pour dire que j’aime bien débattre avec des gens qui pensent différemment de moi, si ça vous tente.

Au moment d’écrire ces lignes, il fait -39°C, avec le facteur éolien, environ -127°C. Je ne peux m’empêcher de penser à mes chères petites butineuses. L’abeille est un animal à sang froid, elle n’a pas de mécanisme interne de thermorégulation comme l’humain. Elle n’a donc aucune chance de survie, sans sa communauté. Elles sont plus de 10000 à mettre tous leurs efforts en commun pour rester en vie en attendant le retour du doux temps. Le mécanisme qu’elles utilisent est en fait semblable au tremblement des humains. La perte de chaleur d’une abeille n’est nettement pas suffisante pour la garder au chaud. Toutefois, lorsque 10000 abeilles tremblent et se serrent très fort les unes contre les autres, on obtient une grappe dont le centre se tient aux alentours de 25°C, peu importe la température extérieure. Une ruche moyenne dégage plus de 10W de chaleur en continu tout au long de l’hiver. Plus il fait froid, plus elles doivent générer de la chaleur. Elles doivent donc consommer plus de nourriture pour se garder au chaud. Elles passent donc l’hiver à manger les réserves de miel qu’elles ont fait durant l’été. Ne sont-elles pas merveilleusement bien adaptées, les filles du Soleil! Je retourne mettre quelques bûches dans le foyer et je vous reviens.

Pour terminer, un fait intéressant sur les abeilles : Saviez-vous que l’origine de la lune de miel est ancrée dans le moyen-âge et est intimement liée aux abeilles. Lorsque les nouveaux mariés célébraient leur union, la coutume voulait que les parents du marié abreuvent le couple d’hydromel (vin de miel et nectar des dieux) pendant un cycle lunaire complet, durant une lune, la lune de miel. Ceci garantissait la fécondité de la nouvelle mariée. Sachez que l’hydromel est en fait considéré comme un aphrodisiaque. Il est alors facile de concevoir qu’un couple consommant de l’hydromel durant la totalité du cycle féminin ait de grandes chances de donner naissance. Vive l’hydromel et vive le miel!