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La chronique des mielleux, mars 2018 Salut St-Marc, je prends un peu de votre précieux temps aujourd’hui pour vous parler d’agriculture soutenue par la  communauté, souvent appelée ASC. Je veux ici vous informer sur ce qu’est ce type de commercialisation et sur ses  bienfaits au niveau de la vitalité du territoire, de l’agriculture et de l’environnement. On parle souvent de paniers ASC ou de paniers bios. Ce développement s’est fait majoritairement au niveau du  maraîchage mais existe aussi au niveau de productions de fruits, de viandes et d’autres produits artisans. Ce type de commercialisation a été mis en place par l’organisme Équiterre il y a une quinzaine d’année. Il s’agit de partager le  risque et les bénéfices de la récolte à venir entre l’agriculteur et le consommateur. Bien que la mise en place de ce   système ait été faite en certification biologique, certaines fermes conventionnelles utilisent aussi ce mode de  commercialisation. Le partenaire de la ferme s’engage pour une saison complète (durée variable selon les régions et les entreprises). Une partie de cet engagement est payé au printemps et l’autre partie au cours de l’été. Il reçoit ensuite un panier de  légumes à chaque semaine composé de divers légumes de saison, habituellement une dizaine de légumes différents, un peu moins de variété en début de saison et l’abondance des récoltes en fin de saison. Le partenaire ne choisit pas ses légumes, il apprend le jour de la livraison de son panier la composition de celui-ci et s’y adapte pour cuisiner tout au long de la semaine. Une bonne variété de légumes de base connus accompagne des découvertes. Le panier sera livré à un point de chute à chaque semaine, à un moment prédéterminé, où le partenaire devra se rendre pour le récupérer. L’apport monétaire printanier vient aider le fermier de famille à faire les achats de semences, de terreau, l’entretien et autres travaux nécessaires à la production de la denrée agricole. Il évite ainsi le recours aux marges de crédit des  institutions financières. Il partage aussi le risque avec le partenaire. Une saison généreuse remplira le panier et une mauvaise température le laissera un peu plus léger. La formule assure surtout au fermier que sa récolte trouvera  toujours son chemin jusqu’à la table, évitant ainsi les pertes. Finalement, la vitalité de nos campagnes y gagne énormément. Les citoyens rencontrent les agriculteurs, se déplacent sur les fermes et occupent le territoire. Les entreprises quant à elles sont très dynamiques. Pour le même territoire  agricole, le genre de ferme qui commercialise de cette façon crée beaucoup plus d’emplois que l’agriculture à grande échelle. Une petite ferme maraîchère diversifiée de 5 hectares peut créer une vingtaine d’emplois tandis qu’une ferme du modèle d’agriculture à plus grande échelle a de la difficulté à créer plus de deux emplois malgré l’occupation de  plusieurs centaines d’hectares et de capitalisations atteignant souvent plusieurs millions de dollars. Il y a quelques fermes en Abitibi-Témiscamingue qui utilisent cette formule et d’autres projets en gestation et en  démarrage. La ferme Espo’Art d’Amos, la néoferme la Turlute de La Motte et la Miellerie de la Grande Ourse de St-Marc sont les trois fermes qui utilisent le modèle ASC dans la MRC. Contactez une de ces fermes pour réserver votre panier hebdomadaire de cet été, des points de chutes sont présents à Amos, Val d’Or, Rouyn et St-Marc-de-Figuery. Pour ce qui est de la Miellerie, le seul point de chute est directement à notre boutique à la ferme. Nous augmentons graduellement le nombre de partenaires de la ferme à chaque année mais la quantité de paniers disponible reste assez faible alors dépêchez-vous de réserver votre place, passez-voir Sandra à la boutique, écrivez-nous ou appelez-nous. Acheter c’est voter. Quand vous choisissez un produit local et bio, vous ne faites pas seulement un choix santé, vous posez aussi un geste politique. Vous contribuez à diminuer le transport nécessaire à l’importation des aliments, vous faites diminuer l’utilisation néfaste des pesticides et OGM dans les écosystèmes et vous contribuez à la vitalité de votre territoire.  Félicitations, vous faites partie de la solution! Par David Ouellet, apiculteur
Voici les chroniques que nous publions chaque mois dans l’Éveil Campagnard, le journal local de notre village. Bonne lecture! Janvier 2018 Février 2018 Mars 2018
La chronique des mielleux, janvier 2018 Par David Ouellet, apiculteur Ça fait déjà plusieurs années que vous côtoyez, à St-Marc, la Miellerie de la Grande Ourse et ses  abeilles. J’ai décidé d’écrire une chronique pour vous parler de nous, de l’équipe, de l’entreprise, des projets à venir,  d’agriculture en général et de notre beau village. La Miellerie est née en 2006. J’étais, au départ, seul à y travailler, bien que j’avais régulièrement l’aide de  bénévoles, amis et famille. Technicien en électronique industrielle de formation, mes merveilleuses petites abeilles ont tracé mon retour à la terre. J’ai donc acheté terre et chaumière dans  votre beau village où vous m’avez accueilli à bras ouverts. Rapidement, des employés se sont greffés au projet et certains d’entre eux sont même devenus  copropriétaires au fil des ans. Nous sommes maintenant trois propriétaires, Sandra Paris, Geneviève Gauthier et  moi-même, David Ouellet. En période estivale, nous faisons travailler jusqu’à 12 personnes, étudiants, employés  temps plein et temps partiel et stagiaires. La diversification a toujours été le fer de lance de notre ferme. Nous produisons maintenant plusieurs  variétés de miel, des rayons de miel, des chandelles en cire d’abeille, de la cire brute et du pollen de fleurs. Nous  transformons aussi le miel dans plusieurs produits comme le chocomiel, le caramel au miel et bien d’autres. Nous  avons aussi ajouté une framboisière, de grands jardins et des serres. Tous ces produits sont dorénavant vendus  dans notre boutique à la ferme. Finalement, nous avons ajouté le volet touristique, c’est près de 3000 visiteurs par  année qui débarquent à St-Marc pour visiter la Miellerie et se faire raconter les abeilles et l’agriculture bio. Vous  pourrez lire dans les prochaines éditions sur nos produits et sur notre safari apicole. Nous vous parlerons aussi  d’agriculture biologique, d’achat local, de tourisme et d’autres sujets. N’hésitez pas à interagir avec nous, vous  voulez écrire quelque chose sur un sujet que nous traitons, Jocelyne Bilodeau se fera un plaisir de vous publier.  Vous aimeriez que nous traitions d’un sujet qui vous préoccupe, nous le traiterons avec plaisir de notre point de vue d’agriculteur, de St-Marcois ou de citoyen du monde. Vous pouvez m’écrire au douellet@mielgrandeourse.com ou  venir me voir à la Miellerie. Le mois passé, dans ce journal, vous avez lu un article qui évoquait le fait que les miels québécois étaient  grandement contaminés aux néonicotinoïdes, un pesticide dangereux pour les abeilles et les humains. Il manquait le point de vue de l’apiculteur du coin dans l’édition de décembre. Il y a malheureusement présence de ce poison  dans certains champs de notre village mais nos ruchers sont placés à une distance suffisante de ces champs pour  que les abeilles n’y butinent pas. Sachez, chers concitoyens que vous avez la chance de consommer des miels  exempts de ce poison quand vous choisissez le miel de la Grande Ourse. L’organisme indépendant de certification  Québec Vrai s’assure que les aires de butinage de nos abeilles sont exemptes de ce fléau. J’en parlerai plus en  détails dans une prochaine chronique mais soyez rassurés. Profitez bien de votre hiver en attendant la chaleur du  printemps, comme nos précieuses butineuses.
La chronique des mielleux, février 2018 Bonjour à tous, chers St-Marcois et St-Marcoises, je vous retrouve en plein cœur de l’hiver pour vous jaser agriculture. Je vous avais promis le mois dernier de vous parler de néonicotinoïdes au cours de l’hiver. Le timing est parfait ce  mois-ci puisque Québec, dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie québécoise sur les pesticides, vient de se doter d’une nouvelle règlementation sur la gestion des pesticides et ça fait jaser pas mal. Vous m’avez peut-être  entendu en parler sur les ondes de Radio-Canada ou au téléjournal régional. Je vais pouvoir ici résumer ma pensée sur le sujet et même l’approfondir quelque peu. Selon la nouvelle règlementation, l’utilisation préventive des cinq pesticides considérés les plus dangereux sera  dorénavant interdite. Une prescription d’un agronome membre de son ordre sera nécessaire à l’utilisation des  produits. Trois de ces cinq produits sont de la famille des néonicotinoïdes, famille de pesticides qui sont documentés comme étant des tueurs d’abeilles (10000 fois plus toxiques que le DDT). Quand les abeilles absorbent le poison, ça ne les tue pas sur le coup, une forte dose les désoriente suffisamment pour qu’elles ne retrouvent pas leur ruche et elles vont mourir au champ. Une faible dose affecte leur système immunitaire et diminue leurs chances de survivre à la prochaine saison froide. Vous avez tous entendu parler des fortes mortalités d’abeilles au cours de la dernière  décennie. Bien que les néonics ne soient pas la seule cause de cette hécatombe, ils en sont la cause principale, hors de tous doutes. De vieux apiculteurs me disaient que dans les années 80, une perte hivernale de 5% du cheptel  indiquait un hiver rude qui avait fait des ravages. Au cours des années passées, les taux de mortalité ont atteint 30 à 50% du cheptel de plusieurs apiculteurs au Québec et en Ontario. La Miellerie de la Grande Ourse est certifiée biologique, je m’attarderai plus longuement sur la certification dans une prochaine chronique mais pour l’instant, vous devez comprendre qu’une des obligations de la certification est de  conserver une aire de butinage exempte de ces néonics (il y a des néonics dans votre miel conventionnel pas cher…), nos pertes hivernales sont donc plus de l’ordre de 10 à 15%. Il y a malheureusement de ces produits dans certains de nos champs St-Marcois et dans nos cours d’eau. Chaque année, une des tâches des apiculteurs de la Grande Ourse est de déplacer des ruches afin de leur fournir une aire de butinage de meilleure qualité. Ce que cette nouvelle réglementation stipule : Vous pouvez encore utiliser ces produits mais vous devez en avoir  besoin. Ça parait stupide n’est-ce pas? Qui voudrait utiliser un produit toxique et dangereux pour les abeilles, les  humains et surtout lui-même, dans le cas où il n’en a même pas besoin? Je ne connais aucun agriculteur qui aime  utiliser les pesticides, tous savent le danger qu’ils encourent. Les manipulateurs de pesticides ont plus grande  prévalence aux maladies dégénératives telles que le cancer, l’Alzheimer et le Parkinson. Les agriculteurs le font pour en retirer des avantages financiers, ils veulent gagner leur pain. Des confrères agriculteurs me disent depuis  plusieurs années qu’ils aimeraient utiliser des semences non-enrobées de pesticides mais que les semenciers ne les offrent pas toujours. Une semence enrobée de pesticide possédera à l’intérieur de la plante, même au stade adulte, une dose de ce pesticide systémique que les abeilles et autre pollinisateurs vont consommer. Il restera aussi de ce poison en faible dose dans les aliments produits pour consommation humaine. Je ne suis pas heureux de cette  nouvelle règlementation que pour mes abeilles et mon entreprise, je le suis aussi pour la qualité de l’environnement dans lequel je vivrai le reste de ma vie et que léguerai aux générations futures. J’ai toutefois une crainte puisque les vendeurs de semences sont souvent des agronomes membres de leur ordre… Ça doit être une mesure de transition en attendant le bannissement total. Ce que le gouvernement vient dire aux semenciers, c’est qu’ils ne pourront plus polluer sans raison valable nos  écosystèmes. Est-ce que je trouve que c’est suffisant ? Évidemment que non, nous allons continuer à tuer les  pollinisateurs et à polluer notre environnement. Toutefois, c’est un pas dans la bonne direction. Beaucoup d’états à travers le monde ont complètement banni les néonics. Nous ferons la même chose éventuellement, c’est une  évidence. Ce que nous venons de faire au Québec a été fait il y a quelques années en Ontario et ailleurs. Quelques exemples : La Slovénie et l’Italie les ont bannis il y a plus de cinq ans, Portland Oregon aux États-Unis en ont banni l’utilisation sur l’ensemble de leurs terres, la France le fait en 2018, aux Pays-Bas, les élus ont imposé un moratoire jusqu’à preuve d’innocuité, ce qui n’arrivera pas puisque les études pointent à l’opposé. Bien que je ne mette pas le blâme sur vous personnellement, chers confrères producteurs agricoles, sachez qu’on ne peut faire partie à la fois du problème et de la solution, il faut prendre position. Par David Ouellet, apiculteur
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